Né (en 1979) dans une île aux formes de papillon, sous ces Tropiques où la créolité était déjà avant que d’être un concept intellectuel, Michel Mado joue la musique de son île. Et il met, sur- tout, son île en musique. Sa mère est infirmière, et son père, Paul, qui avait un métier sans rien à voir avec la musique, était aussi auteur-compositeur et interprète, durant le temps qu’il avait de libre.

C’est sur piano et claviers délaissés —momentanément, croyait-il... par son père, que Michel se fera la main, dès l’âge de cinq ans. Il entame alors sa relation particulière avec la musique. Il s’enferme dans la vaste pièce de la maison familiale qui tient lieu de bureau à son père : Michel fait du clavier son ami et confident. A six ans, ce n’est plus un jeu : c’est un choix ! Le petit garçon s’inscrit dans l’air du temps que véhiculent les ondes radiophoniques : il se prend d’admiration pour Gilles Floro et Jean-Claude Naimro, affectionne la musique antillaise certes, mais aussi toutes les musiques en vogue ou à la mode, au point qu’il se prête souvent à des imitations d’artistes regardés ou entr’aperçus à la télé.
Son obstination est telle que Michel, encore garçonnet, fait le choix du piano comme instrument et de la musique comme métier. Il prend ses premiers cours avec Joël Mado, un parent ; puis avec Francky Lockel, pianiste du GKM de Gérard Lockel. Le voici, ensuite, inscrit à l’Ecole Armand-Siobud où il est confié à Jean-Michel Lesdel, son professeur de piano pendant trois ans.
En1997, il quitte son île pour l’Europe et s’inscrit à l’Université Louis-Lumière à Lyon pour y poursuivre ses études musicales. Cette année-là, il fréquente le Conservatoire National de Région ( Lyon ) mais très brièvement. Il fait le choix de continuer à travailler son instrument, mais seul. La liberté qu’il prend ainsi et son temps qu’il gère seul, en toute indépendance personnelle, permettent à Michel Mado d’intégrer plusieurs groupes de Salsa de la région lyonnaise et de rencontrer le tromboniste Fernando Mc Caty.
 Alain Jean-Marie c’est, pour lui, « le » pianiste : Michel lui voue plus que du respect et lui porte une affection particulière, en s’efforçant patiemment de distinguer dans son jeu ces silences qui pèsent autant que des notes, toujours béat devant ces "driv" mélodiques qui forcent mon admiration qui forcent l’admiration.


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